Accidents et catastrophes naturelles
(--> Retour à Accueil/Portail)
Généralités
Sauf indication contraire, les sources des informations sont les comptes rendus du Conseil d'administration de la compagnie.
Les noms des personnes impliquées ou victimes sont systématiquement omis par respect de la vie privée des familles...
Catastrophes naturelles classées par date
Accidents majeurs classés par date
Fives le 27 janvier 1886
Ailly-sur-Somme le 11 juillet 1906
Sur la ligne Calais-Amiens, à 18 heures 45, le train rapide Calais-Bâle propulse hors des rails deux wagons d'un train de marchandises en manœuvre sur les voies principales, en gare d'Ailly-sur-Somme. Sous le choc, la marquise s'effondre et le bâtiment voyageur est éventré. La machine, le tender et les voitures de tête du train tamponneur se couchent 150 mètres plus loin, près d'une maison inhabitée dont ils provoquent l'effondrement. L'accident fait six blessés, dont cinq voyageurs.
Source : Le Petit Journal 13 juillet 1906 - BNF/Gallica
Breteuil-Ville le 23 octobre 1913
Rainvillers (halte) le 23 janvier 1914
Amiens le 13 août 1925
Le 13 août 1925, un express supplémentaire Paris-Boulogne remorqué par une Pacific apte à 120 km/h, mais composé de matériel ancien à deux essieux encore éclairé au gaz, déraille en franchissant un aiguillage à l'entrée de la gare ; dix-huit des 21 voitures, majoritairement de troisième classe, sont détruites sous l'effet du choc (dont cinq finissent leur course enchevêtrées), puis deux d'entre elles s'embrasent aussitôt. Cet accident cause 12 morts et plus de 160 blessés (dont 70 graves), sur un total de 350 à 400 personnes présentes à bord du train.
L'enquête révèle que le convoi est arrivé trop vite en gare (92 km/h au lieu des 40 réglementaires, non respectés par le mécanicien) et que ses voitures sont inadaptées à la circulation à vitesse élevée (matériel habituellement employé pour un service de banlieue qui ne dépasse pas 40 à 50 km/h, mais ici utilisé pour assurer un train supplémentaire vers le littoral à l'occasion du week-end du 15 août), ces mêmes voitures construites en bois étant de surcroît équipées de lampes à gaz, alors que l'éclairage électrique est obligatoire depuis 1918. Le rapport du Directeur du contrôle incriminera le mécanicien, qui sera inculpé d'homicide involontaire.
Source : Le Petit Parisien du 14 août 1925, BNF/Gallica